Pour le mouvement 2026, peu de changements sont annoncés dans les règles pour l’ensemble des personnels.
Mais dans un contexte où la carte scolaire risque d’être particulièrement brutale, et où les bonifications de 500 points pour fermeture de poste risquent de bloquer le mouvement, plusieurs éléments suscitent une vive inquiétude.
Trois points attirent particulièrement notre attention.
- Fusion des ZIL et des brigades : une remise en cause des missions
La fusion des ZIL et des brigades est présentée comme acquise par l’administration dans les LDGA.
Lors du groupe de travail consacré aux règles du mouvement, le SNUDI-FO a réaffirmé sa demande de maintenir les spécificités des ZIL et des brigades.
L’administration prévoit une bonification de 5 points pour les ZIL demandant des postes d’adjoints dans leur circonscription. Cette mesure ne répond pas aux besoins et ni aux revendications des collègues qui souhaitent conserver la nature de leur fonction et leurs modalités de travail.
De plus, cette bonification apparaît totalement dérisoire, et ne garantit en rien l’obtention d’un poste, notamment dans un contexte où de nombreux collègues bénéficieront de 500 points suite à des fermetures de classes.
Avec la création des TRD s’opère un changement profond de logique! Avec cette réforme, les ZIL et les brigades auront désormais vocation à intervenir sur l’ensemble du département. Mais il ne s’agit donc pas simplement d’un changement de périmètre d’intervention : c’est toute la logique d’affectation qui est modifiée, aussi bien pour les ZIL que pour les brigades.
Ces nouveaux TRD (titulaires remplaçants départementaux) seraient affectés au niveau départemental. Leur rattachement administratif pourrait être modifié à tout moment par la DSDEN, sans que cela soit considéré comme une mesure de carte scolaire.
Lorsque l’on observe les conditions de fermeture d’un poste de TRD, on constate que le collègue concerné serait le dernier nommé sur le département.
Concrètement, si le rattachement administratif d’un TRD supprimé se situe dans une zone en tension, la DSDEN pourrait y rattacher un autre TRD du département, sans que les personnels disposent de moyens réglementaires pour contester cette décision.
Pour le SNUDI-FO, cette notion d’affectation départementale comporte des dangers réels pour les personnels.
Les TRD pouvant être affectés sur des postes vacants, rien ne garantit que l’administration ne modifie pas le rattachement administratif d’un collègue afin de limiter le versement des ISSR.
Ne nous leurrons pas : lorsque la DSDEN affirme que « cela ne changera rien pour les personnels », nous n’y croyons pas.
Ce qui garantit aujourd’hui les missions des ZIL et des brigades, c’est leur dénomination propre et leurs cadres d’intervention clairement définis.
Certes, certains collègues continueront probablement à effectuer des remplacements de courte durée à proximité. Mais cette fusion ouvre surtout la porte à l’arbitraire, au clientélisme et aux décisions prises au bon vouloir d’un supérieur hiérarchique ou pire d’un administratif.
Pour le SNUDI-FO, cela n’est pas acceptable.
C’est pourquoi nous lançons une pétition à destination de l’ensemble des personnels pour exiger le maintien des postes de ZIL et de brigades avec leurs spécificités.
- Postes PAS : une mesure qui risque de bloquer le mouvement
Autre point soulevé lors du groupe de travail : les personnels du 1er degré qui obtiendraient un poste PAS à la rentrée 2026 seraient nommés à titre provisoire.
À l’issue de l’année scolaire, leur maintien sur ce poste dépendrait de la validation par l’inspection, mais aussi de la décision du collègue de poursuivre sur ce poste.
Dans cette situation, le poste détenu à titre définitif en 2025-2026 serait conservé, afin que le collègue puisse y retourner si l’expérience PAS ne se poursuit pas.
Si cette mesure se veut protectrice en apparence, elle peut aussi être utilisée pour mettre sous pression les personnels qui accèdent au PAS et museler les critiques sur le dispositif.
Par ailleurs, cette situation risque de bloquer davantage le mouvement et de mettre certaines écoles en difficulté, puisque de nombreux postes spécialisés pourraient être attribués à titre provisoire en 2026-2027.
Pour le SNUDI-FO, le PAS ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées par les personnels face à l’inclusion scolaire systématique.
- Pour les personnels exerçant en ULIS
L’administration prévoit de leur transmettre également les LDGA du second degré, afin qu’ils puissent avoir accès à l’ensemble des postes ULIS, y compris ceux relevant du second degré.