Madame, Monsieur le Maire, chers parents, chers collègues,
Nous avons eu peu de temps pour faire circuler et signer la lettre ouverte à M GEFFRAY, Ministre de l’Education Nationale. Elle a tout de même été signée de manière significative (vous la trouverez en pj). Et elle a le mérite de poser devant tous, de façon claire, le problème.
Comme tous les autres services publics, hôpitaux, la poste ou la justice, l’École de la République est en danger. Elle manque de tout. Elle manque de PE, de remplaçants, d’AESH, de personnels spécialisés. Les conditions de travail s’y sont constamment dégradées depuis 20 ans. En cause évidemment, le malaise général de la société qui s’y reflète. En cause aussi, le démantèlement en cours des structures spécialisés (ITEP, IME, etc) qui oblige l’École à accueillir des enfants qui auraient besoin, face à leur handicap, d’une plate-forme technique et de professionnels spécifiquement formés.
En cause, enfin, le manque de moyens.
Face à ce constat, les arguments sur la baisse démographique, outre qu’elle peut être contredite dans l’avenir, ne sont là que pour justifier une politique de restriction des moyens que consacre la République à l’instruction de nos enfants.
Les moyens manquent à l’État ? Le Parlement a approuvé, mercredi 1er juillet, une nouvelle version de la Loi de Programmation Militaire qui prévoit 436 milliards de plus pour le budget des armées d’ici 2030. Des centaines de milliards pour la guerre, et rien pour nos hôpitaux, nos écoles, nos services publics, rien (ou pas grand-chose) pour combattre les effets de la canicule qui s’installe chaque été et qui tue les plus faibles, les plus isolés ?
Le Ministre est parfaitement conscient des problèmes de l’Éducation Nationale. Face aux mobilisations de mars-avril, il a donné des postes aux départements les plus mobilisés, dont le nôtre. Tout est donc possible, et la restitution des 13 postes et une dotation supplémentaire pour l’Aude, qui sont les revendications de la Lettre ouverte, sont légitimes.
C’est pourquoi nous vous proposons de continuer à faire signer la Lettre Ouverte pendant l’été et de nous retrouver, à la rentrée, pour envisager la suite de notre mobilisation.